La pierre de Blarney

 Blarney Stone

 

"There is a stone there,

That whoever kisses,

Oh, he never misses

To grow eloquent.

'Tis he may clamber

To a lady's chamber,

Or become a member

Of Parliament."

 

 

 

"Il y a là-bas une pierre,

Que quiconque embrasse,

Oh, ne manque jamais

De devenir éloquent.

Celui-ci peut accéder

A la chambre d'une dame,

Ou devenir un membre

Du Parlement."

 

Francis Sylvester Mahony,

Irish bard of the early nineteenth century

  
Pendant des siècles, les monarques anglais ont essayé d'imposer leur volonté à l'Irlande. La Reine Elisabeth I qui désirait étendre l'influence de son gouvernement, envoya un député à Cormac MacDermot MacCarthy, Lord de Blarney. Elle exigeait que son représentant ait la tenure des terres du Lord en faveur de la Couronne. Cormac décida d'aller voir la Reine pour faire valoir ses droits ancestraux sur ses terres, mais désespérait en raison de son manque d'éloquence.

Peu après son départ, il rencontra une vieille femme qui lui demanda pourquoi il semblait si désespéré. Il lui raconta son histoire et elle lui dit : "Cormac, quand le Château de Blarney a été construit, un homme y a placé une pierre de façon à ce que personne ne puisse la toucher. Si tu arrives à embrasser cette pierre, le don d'éloquence te sera conféré."

Cormac regagna alors son château, trouva la pierre et parvint à l'embrasser. Il alla ensuite trouver la Reine et s'adressa à elle, lui tenant un discours si convaincant et des mots si appropriés, que de son vivant, il n'eut jamais à renoncer à ses droits sur ses terres.

Depuis ce jour, des gens sont venus des 4 coins du monde pour embrasser la pierre de Blarney et ainsi recevoir le "gift of the gap" (littéralement "don du bavardage") et celui de l'éloquence. 

For many centuries, English monarchs tried to impose their will on Ireland. Queen Elizabeth I, eager to extend the influence of her government, sent a deputy to Cormac MacDermot MacCarthy, who was Lord of Blarney, and demanded that he take the tenure of his lands from the Crown. Cormac set out to visit the Queen and plead for his traditional right to his land, but he despaired for success for he was not fluent of speech.

Shortly after starting his journey, he met an old woman who asked him why he looked so forlorn. He told her his story and she said : "Cormac, when Blarney Castle was built, one stone was put into place by a man who predicted no one would ever be able to touch it again. If you can kiss that stone, the gift of eloquence will be conferred upon you."

Cormac traveled back to his castle and succeeded in kissing the stone. He then was able to go and address the Queen with speech so soft and words so fair that as long as he lived, he never had to renounce his right to his land. From that time forward, people have traveled from many lands to try to kiss the Blarney stone and receive the "gift of gab" and eloquence of speech.

Par moira - Publié dans : once upon a time.... - Voir les 1 commentaires - Ecrire un commentaire

On raconte qu'il y avait quelque part en Irlande un territoire interdit aux hommes, qui devait rester vierge et sauvage, parce qu'il appartenait à un lutin.
Un jour, un homme décida de cultiver ce champ interdit, et voulut alors retourner la terre. A peine il eut pris sa pelle et commencé qu'il entendit une petite voix malicieuse qui lui dit :
- Mais qu'est ce que tu fais là ?
C'était un petit lutin qui venait de sortir d'un trou dans la terre.
- Eh bien je viens labourer le champ, répondit l'homme.
- Et qui t'a donné la permission ? reprit le lutin
- Personne, dit l'homme un peu stupéfait.
- Alors attend, dit le lutin, on va t'aider
Et cent lutins apparurent, et l'aidèrent à retourner la terre. Le lendemain, l'homme voulut semer. A peine il eut voulu semer que la même petite voix lui dit :
- Mais qu'est ce que tu fais là ?
- Eh bien je plante, répondit l'homme
- Et qui t'a donné la permission ?
- Personne !
- Alors attend, on va t'aider, dit le lutin.
Deux cent lutins apparurent alors, et l'aidèrent à semer son champ. Lorsque le blé eut poussé, il fallut le récolter, mais l'homme était malade, alors il demanda à son jeune fils. Quand celui-ci arriva devant le champ, il ne put résister : il cassa un épi pour goûter le blé.
- Mais qu'est ce que tu fais, là, demanda alors le même petit lutin qui venait de surgir.
- Eh bien je goûte le blé, répondit le fils
- Et qui t'a donné la permission ?
- Personne : c'est le champ de mon père, se défendit l'enfant
- Alors attend, on va t'aider, dit le lutin.
Et quatre cent lutins surgirent et mâchèrent tout le blé, en quelques instants. Quand le père vit cela, il rentra dans une violente colère, et se mit à frapper son fils, qu'il aimait pourtant beaucoup.
- Mais qu'est ce que tu fais, là, demanda le lutin qui une fois de plus, venait d'arriver.
- Je frappe mon fils, qui a mangé tout mon champ, répondit l'homme furieux.
- Alors attend, on va t'aider, dit le lutin d'un ton dur.
Et huit cent lutins surgirent, et frappèrent l'enfant, jusqu'à la mort. Alors, la mère arriva, et voyant cela, prit son enfant dans ses bras, et se mit à pleurer.
- Mais qu'est ce que tu fais là, lui demanda le lutin d'un air triste.
- Je pleure mon fils qui est mort, dit la mère en sanglotant.
- Alors attend, on va t'aider...
Mille six cent lutins surgirent alors de terre, et se mirent à verser toutes les larmes de leur corps, pleurant l'enfant avec sa mère. Les larmes, si nombreuses, devinrent fleuves, et elles emportèrent la mère et son enfant. Alors, le père resta seul, hébété devant son champ dévasté et sa famille emportée. Un insecte le piqua, et il se gratta pour chasser la démangeaison. Le lutin lui demanda alors :
- Mais qu'est ce que tu fais, là ?
- Je me gratte, parce qu'un insecte m'a piqué.
- Alors attend, on va t'aider, reprit le lutin.
Et trois mille deux cent lutins surgirent, et lui grattèrent la peau, puis la chair. Finalement, les lutins le grattèrent jusqu'à l'os...

Par moira - Publié dans : once upon a time.... - Voir les 2 commentaires - Ecrire un commentaire

CEAD MILE FAILTE !

(a hundred thousand welcomes!)

 

Les poètes lui ont donné un nom : l'île d'Emeraude. Moi je n'ai pas de mot pour la décrire... juste des photos ! J'ai créé ce blog en ce mois de septembre après être revenu de mon 3ème voyage en Irlande. Je ne saurai vous dire quand et comment cette passion pour la verte Erin m'est venue. Mais ce que je sais, c'est que je désire la partager avec vous :) à travers des photos, des anecdotes, des légendes... bref, avec tout ce qui touche de près (ou de loin) à la culture irlandaise. J'espère que vous passerez du bon temps sur ce blog et que cela donnera l'envie à ceux qui ne connaîtraient pas cette île féerique d'y aller. N'hésitez pas à laisser vos commentaires et à signer le lire d'or ! Sur ce, installez-vous confortablement et prenez un bon bol d'Eire...

 

Pour vous repérer dans les albums photos, voici une carte délimitant les 4 provinces d'Irlande (Connaught, Leinster, Munster et Ulster). Les étoiles indiquent les comtés que j'ai visité.

 
Poets gave it a name : Emerald Island. Personally I cannot describe it with words... just with photos ! I made this blog on September after having spent my holidays in Ireland for the 3rd time. I can’t tell you how and when I fell in love with the green Erin. The only thing is that I want to share this passion with you through photos, anecdotes, legendes…well, through all the things linked to irish civilization. Hope you'll spend good time on this blog and that it'll make people, who have never been to Ireland, want to go there. Feel free to leave your comments ! And now, make yourself comfortable and get a good breath of fresh Eire...

Above, a map of the 4 Ireland’s provinces (Connaught, Leinster, Munster and Ulster) in order to take your bearings on the " albums photos " (gallery). The stars represent the counties I have visited.


MOIRA

Par moira - Publié dans : info - Voir les commentaires - Ecrire un commentaire
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