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Cuchulainn

Drawing of Cúchulainn by John Duncan 19th century

Dans la mythologie celtique irlandaise, Cúchulainn est le prototype même du héros, l’un des personnages les plus importants, un quasi-dieu. Sa force physique, ses pouvoirs magiques et ses soutiens divins en font un homme extraordinaire, capable de tout. Une de ses armes favorites est le javelot-foudre qui est immanquablement fatal : quand il pénètre dans le corps d'un ennemi, l’extrémité ferrée se déploie en de nombreuses pointes. C’est lors de son séjour en Écosse qu’il en a appris le maniement. Il apparaît dans de nombreux récits et ses interventions comportent différentes versions, parfois complémentaires, parfois contradictoires. Son épopée est liée au règne des Tuatha Dé Danann (gens de la Déesse Dana). Son premier nom est Setanta (le « chemin »), il est rebaptisé Cúchulainn, c’est-à-dire le « chien de Culann » (le forgeron) par son grand-père et tuteur le druide Cathbad, à l’âge de cinq ans quand il tue le chien de garde. Sa genèse est multiple : il est le fils de Lug le polytechnicien, dieu suprême du panthéon celtique et de Eithne la mère de tous les dieux, symbole de la maternité. Au niveau humain, sa conception est la conséquence d’une rencontre dans l’Autre Monde du roi Conchobar Mac Nessa et de sa sœur Deichtire, qui est aussi son cocher. Son père adoptif est Sualtam tandis que son père nourricier est Amorgen le poète du roi Conchobar. Il habite Dun Delgan dans le domaine de Mag Muirthemm (Dun signifie « forteresse » et Mag « plaine »). Il est parfois appelé « Contorsionniste » car il a la faculté de prendre toutes les apparences, la chaleur de son corps fait bouillir l’eau et fondre la neige, il incarne aussi le Savoir et sa tête irradie la Connaissance. Il a été initié en Écosse, en compagnie de son ami Ferdiad par la grande magicienne Scáthach dont il a épousé la fille Uatach. Par la suite, pour épouser Emer, il devra l’enlever. Une brève liaison l’unira à Fand dans l’Autre Monde. Ses aventures et exploits sont innombrables, dans le récit « La Razzia des vaches de Cooley », il est le seul homme à échapper au « sortilège de Macha » et à défendre l’Ulster face aux armées de Medb, la reine du Connaught. Il se bat continuellement et tue ses ennemis, jusqu’à ce que la malédiction cesse. Il meurt le jour de Samain, Morrigan (Déesse irlandaise de la guerre) est sur son épaule sous la forme d’une corneille. S’il représente la magie guerrière, c’est vainement qu’il tente, à plusieurs reprises, d’obtenir la souveraineté.


par moira publié dans : once upon a time.... commentaires (4)    ajouter un commentaire

Suite et fin de Gantelet, le bossu devenu un petit jeune homme bien troussé...

 

A quelque temps de là, quand l'histoire de sa bosse se fut répandue dans la campagne environnante, une vieille femme vint frapper chez lui pour demander les détails de sa "guérison", à l'intention du fils d'une de ses amies, lequel était bossu aussi. Gantelet, de caractère aimable et confiant, ne se fit pas prier pour décrire son aventure. La femme lui fit mille remerciements et s'en retourna chez elle. Elle rapporta à son amie le récit de Gantelet et elles se mirent en route avec le bossu vers l'ancien fossé de Knockgrafton. Or ce bossu, il s'appelait Jack Follin, "était depuis sa naissance un être geignard, irritable et plein de ruse". Quand il entendit la musique des fées il fut si pressé de se débarrasser de sa bosse qu'il ne pensa pas un instant qu'il devait attendre le bon moment pour essayer une variation, ni même se soucier de bien chanter. Il interrompit sans vergogne la musique des elfes avec ses braillements, "pensant que là où il en est passé un, deux passeront mieux, et que si Gantelet avait reçu un habit neuf, on lui en donnerait deux".

Un tel comportement provoqua la colère des esprits. Ils traînèrent violemment Jack Follin au fond de la douve et l'entourèrent avec force cris et hurlements. L'un deux se détacha et lui dit :

"Jack Follin, Jack Follin !

Si mal venus tes mots

Dans nos chants si joyeux

Qu'en ce château ruiné

Ta vie sera plus dure -

Voilà deux bosses pour Jack Follin !"

Et alors "vingt des elfes les plus robustes fixèrent la bosse de Gantelet par-dessus la sienne, aussi fermement que si des maîtres charpentiers l'avaient clouée avec des clous en or".

Puis les esprits boutèrent l'infortuné hors de leur demeure à grands coups de pieds. Au matin les deux femmes le trouvèrent à demi mort, les deux bosses sur le dos. Il va sans dire que le voyage de retour, alourdi qu'il était d'un poids énorme, eut raison de ses forces.

Thomas Crofton Croker - Fairy Legends and Traditions, first published 1825

image : www.mirzhin.over-blog.com


par moira publié dans : once upon a time.... commentaires (1)    ajouter un commentaire

L'histoire est celle d'un malheureux bossu nommé Gantelet qui vivait dans un vallon fertile au pieds des sombres monts Galty...

Le pauvre Gantelet (nommé ainsi parce qu'il accrochait toujours à son petit chapeau de paille un brin de campanule, ou gant de bergère) souffrait doublement de son infirmité car les paysans alentour avaient peur de son aspect un peu monstrueux et le tenaient en quarantaine. Sa bosse était gigantesque, "on aurait dit que son corps était roulé en boule et placé sur ces épaules, pesant tellement sur sa tête que lorsqu'il était assis il devait appuyer le menton sur ses genoux". Quelques ignorants des environs racontaient même à son sujet des histoires bizarres, mais ce n'était probablement que de l'envie, car Gantelet était un artisan fort doué pour tresser la paille et le jonc dont il faisait des paniers et des chapeaux si beaux qu'ils se vendaient plus cher que tous les autres.

Un soir que Gantelet revenait de Cahir, une jolie petite ville, et regagnait sa demeure, il s'assit un moment près des anciens fossés de Knockgrafton pour soulager sa lassitude. C'est alors qu'il entendit monter des douves une musique fort belle, mais qui semblait d'un autre monde, une mélodie si prenante que le bossu écouta de toutes ses oreilles jusqu'à être lassé de l'entendre répéter. Au bout d'un temps, la musique s'arrêta. Alors Gantelet se mit à chanter le même air, de plus en plus fort, et il s'entendit accompagner par des voix qui venaient de plus bas. Les elfes furent enchantés des variations qu'il apportait à leur chant, ils "décidèrent sur-le-champ d'attirer en leur compagnie ce mortel mieux doué qu'eux-mêmes pour la musique et un tourbillon transporta en un clin d'œil le petit Gantelet parmi eux". Les esprits, ravis, rendirent un juste hommage au talent du bossu, qu'ils mirent au-dessus de tous leurs musiciens, ils lui firent fête et honneur "comme s'il était le premier personnage du royaume".

Quelque temps après Gantelet remarqua un jour que les elfes étaient en grande consultation autour de lui, ce qui ne manqua pas de l'alarmer, mais un des esprits se détacha des autres et lui dit :

"Gantelet à la voix d'or !

Ne doute pas, ni ne déplore,

Car la bosse que jusqu'alors

Ton dos croyait porter encore

Est à tes pieds, et donc d'abord

Regarde-la, Gantelet d'or !"
 

Gantelet se sentit soudain plus léger que d'habitude, et il fut pris d'une telle exaltation "qu'il aurait pu sauter d'un bond jusqu'à la lune". Il regarda autour de lui, émerveillé ; pour la première fois de sa vie il pouvait lever la tête, et tout lui semblait de plus en plus beau. "Subjugué par la splendeur qui s'offrait à ses yeux, la tête lui tourna et sa vision se troubla." Il tomba alors dans un profond sommeil. Quand il en sortit, bien plus tard, ce n'était plus le même homme. Vêtu d'un habit flambant neuf dont les esprits avaient dû lui faire présent, il vit qu'il était devenu désormais "un petit jeune homme bien troussé"... suite et fin demain

Thomas Crofton Croker - Fairy Legends and Traditions, first published 1825

photo made by velvet G www.flickr.com/photos/adriennenorman/153869551/


par moira publié dans : once upon a time.... commentaires (1)    ajouter un commentaire

        Portrait of Deirdre by John Duncan, 19th century (after losing Naoise her lover)

"Or le Druide regarda l'enfant et dit :
- Que Deirdre soit son nom, car il adviendra du
mal de son fait. Elle sera belle et avenante et dotée d'une chevelure éclatante ; les héros se battront pour elle et les rois la rechercheront.
Sur quoi il prit l'enfant dans ses bras et il dit :
- Ô Deirdre, qui feras verser maintes larmes et qui rendras envieuses maintes femmes, la discorde viendra en Ulster de ton fait, ô belle enfant de Fedlimid.
Beaucoup seront jalouses de ton visage, ô flamme de beauté. Pour l'amour de toi des héros iront en exil. Pour l'amour de toi des actes de colère se commettront en Emain. Il y a du mal dans ton visage, car il vaudra le bannissement et la mort à des fils de rois.
Dans ton destin, ô belle enfant, sont des blessures et des méfaits et du sang versé. Tu auras une petite tombe à part pour toi ; et ton histoire fera
l'étonnement à jamais,
Deirdre."

Lady Isabella Augusta Gregory

"Deirdre, ou Le sort des fils d'Usnach"

édition Le Temps qu'il fait

Cognac 1997

  

Dans la mythologie irlandaise Deirdre (qui signifie "Douleur") est une jeune femme à la beauté tragique. Elle est la fille d’un barde (Fedelmid) qui vit à la cour du roi d’Ulster - Conchobar Mac Nessa.

On raconte que lors d’un festin des guerriers se seraient précipités en armes après avoir entendu un cri perçant – qui n’était autre que le cri poussé par le bébé Deirdre… encore dans le ventre de sa mère ! Par la suite une prophétie annonça que Deirdre serait très belle, si belle qu’elle amènerait mort et désastre sur les Hommes d’Ulster. Suite à cette prophétie tous voulurent tuer l’enfant, alors le roi décida d’élever le bébé en secret car il projetait de l’épouser. Un beau jour la jeune femme voyant son père adoptif écorcher un veau dans la neige et un corbeau boire le sang de l'animal, elle dit à sa nourrice : "Comme j’aimerais tendrement un homme qui aurait ces trois couleurs – des cheveux noir corbeau, des joues couleur rouge sang et un corps blanc comme neige." Elle finit par trouvé cet homme, Noise, un jeune gardien de vaches. Les deux jeunes gens s’enfuirent en Ecosse. Alors le roi Conchobar leur demanda de revenir et envoya le guerrier Fergus pour les escorter. Mais lorsqu’ils arrivèrent à Emain, le roi fit couper la tête de Noise par Eogan et fit amener Deidre les mains liées dans le dos. Se sentant trahi, Fergus et ses hommes dévastèrent l’Ulster et passèrent au servir de l’ennemi : Medb, reine du Connacht. Deirdre fut alors contrainte de vivre avec le roi. Un an plus tard (alors qu’elle n’avait pas prononcé un seul mot depuis la mort de son bien aimé) le roi lui demanda ce qu’elle détestait le plus, elle lui répondit : "Vous et Eogan ". Le roi, vexé, lui annonça qu’elle irait vivre avec Eogan. Chose promis, chose due : le lendemain deux gardes l’emmenèrent sur un char. Alors que le char passait près d’une paroi rocheuse, Deirdre se jeta la tête contre le roc et se tua mettant ainsi fin à ses malheurs.

Pour finir, on raconte qu’un pin poussa sur chacune des tombes de Noise et de Deirdre et qu’ils finirent par s’entremêler pour n’en former plus qu’un.


par moira publié dans : once upon a time.... commentaires (2)    ajouter un commentaire

LIA FAIL (hill of Tara -       co.Meath)

Dans la mythologie celte, Lia Fail aurait été amené en Irlande par les Tuatha De Danann (le peuple de la déesse Dana). Ils voyagèrent dans les îles du Nord où ils apprirent l'habileté et la magie dans les 4 villes que sont Failias, Gorias, Murias et Finias. Ensuite ils continuèrent leur chemin vers le nord de l'Ecosse où ils passèrent 7 ans à Dobhar et à Lardobhar apportant avec eux un trésor de chaque ville - dont la fameuse pierre du destin (provenant de la ville Failias d'où le nom Lia Fail). Cette pierre serait magique : quand le roi "légitime" d'Irlande posait son pied sur cette pierre, on dit qu'elle se mettait à crier. D'ailleurs, tous les rois d'Irlande furent couronnés à cet endroit. Un jour, le fameux Cuchulainn fissura cette pierre avec son épée car elle n'avait pas crié lorsque son protégé Lugaid Riab nDerg posa le pied dessus. Depuis ce jour la pierre aurait cesser de gronder. On attribue aussi à cette pierre le pouvoir de rajeunir le souverain et de le doter d’un long règne ; ainsi que de protéger l’Irlande pour qu’elle ne soit pas engloutie par les vagues.

In Celtic mythology the Lia Fail is said to have been brought to Ireland by the Tuatha De Danann (people of the Goddess Dana). They travelled to the Northern Isles where they learned many skills and magic in 4 cities : Failias, Gorias, Murias and Finias. Then they proceeded to the north of Scotland where they spent seven years at Dobhar and at Lardobhar bringing with them a treasure from each city - of which the famous stone of destiny  (so called Lia Fail because it came from Failias). This stone was said to be magical : when the "rightful" king of Ireland put his feet on this stone, it was said to roar in joy. All of the kings of Ireland were crowned on this place. But one day, the well-known Cuchulainn split this stone with his sword because it failed to cry out when his protegé Lugaid Riab nDerg put his feet on it. Since that day the stone would have never roared again. The stone is also said to have the power to rejuvenate the sovereign and to endow him with a long reign ; and also to hold Ireland above the waves.


par moira publié dans : once upon a time.... commentaires (2)    ajouter un commentaire

La pierre de Blarney

 Blarney Stone

 

"There is a stone there,

That whoever kisses,

Oh, he never misses

To grow eloquent.

'Tis he may clamber

To a lady's chamber,

Or become a member

Of Parliament."

 

 

 

"Il y a là-bas une pierre,

Que quiconque embrasse,

Oh, ne manque jamais

De devenir éloquent.

Celui-ci peut accéder

A la chambre d'une dame,

Ou devenir un membre

Du Parlement."

 

Francis Sylvester Mahony,

Irish bard of the early nineteenth century

  
Pendant des siècles, les monarques anglais ont essayé d'imposer leur volonté à l'Irlande. La Reine Elisabeth I qui désirait étendre l'influence de son gouvernement, envoya un député à Cormac MacDermot MacCarthy, Lord de Blarney. Elle exigeait que son représentant ait la tenure des terres du Lord en faveur de la Couronne. Cormac décida d'aller voir la Reine pour faire valoir ses droits ancestraux sur ses terres, mais désespérait en raison de son manque d'éloquence.

Peu après son départ, il rencontra une vieille femme qui lui demanda pourquoi il semblait si désespéré. Il lui raconta son histoire et elle lui dit : "Cormac, quand le Château de Blarney a été construit, un homme y a placé une pierre de façon à ce que personne ne puisse la toucher. Si tu arrives à embrasser cette pierre, le don d'éloquence te sera conféré."

Cormac regagna alors son château, trouva la pierre et parvint à l'embrasser. Il alla ensuite trouver la Reine et s'adressa à elle, lui tenant un discours si convaincant et des mots si appropriés, que de son vivant, il n'eut jamais à renoncer à ses droits sur ses terres.

Depuis ce jour, des gens sont venus des 4 coins du monde pour embrasser la pierre de Blarney et ainsi recevoir le "gift of the gap" (littéralement "don du bavardage") et celui de l'éloquence. 

For many centuries, English monarchs tried to impose their will on Ireland. Queen Elizabeth I, eager to extend the influence of her government, sent a deputy to Cormac MacDermot MacCarthy, who was Lord of Blarney, and demanded that he take the tenure of his lands from the Crown. Cormac set out to visit the Queen and plead for his traditional right to his land, but he despaired for success for he was not fluent of speech.

Shortly after starting his journey, he met an old woman who asked him why he looked so forlorn. He told her his story and she said : "Cormac, when Blarney Castle was built, one stone was put into place by a man who predicted no one would ever be able to touch it again. If you can kiss that stone, the gift of eloquence will be conferred upon you."

Cormac traveled back to his castle and succeeded in kissing the stone. He then was able to go and address the Queen with speech so soft and words so fair that as long as he lived, he never had to renounce his right to his land. From that time forward, people have traveled from many lands to try to kiss the Blarney stone and receive the "gift of gab" and eloquence of speech.


par moira publié dans : once upon a time.... commentaires (1)    ajouter un commentaire

On raconte qu'il y avait quelque part en Irlande un territoire interdit aux hommes, qui devait rester vierge et sauvage, parce qu'il appartenait à un lutin.
Un jour, un homme décida de cultiver ce champ interdit, et voulut alors retourner la terre. A peine il eut pris sa pelle et commencé qu'il entendit une petite voix malicieuse qui lui dit :
- Mais qu'est ce que tu fais là ?
C'était un petit lutin qui venait de sortir d'un trou dans la terre.
- Eh bien je viens labourer le champ, répondit l'homme.
- Et qui t'a donné la permission ? reprit le lutin
- Personne, dit l'homme un peu stupéfait.
- Alors attend, dit le lutin, on va t'aider
Et cent lutins apparurent, et l'aidèrent à retourner la terre. Le lendemain, l'homme voulut semer. A peine il eut voulu semer que la même petite voix lui dit :
- Mais qu'est ce que tu fais là ?
- Eh bien je plante, répondit l'homme
- Et qui t'a donné la permission ?
- Personne !
- Alors attend, on va t'aider, dit le lutin.
Deux cent lutins apparurent alors, et l'aidèrent à semer son champ. Lorsque le blé eut poussé, il fallut le récolter, mais l'homme était malade, alors il demanda à son jeune fils. Quand celui-ci arriva devant le champ, il ne put résister : il cassa un épi pour goûter le blé.
- Mais qu'est ce que tu fais, là, demanda alors le même petit lutin qui venait de surgir.
- Eh bien je goûte le blé, répondit le fils
- Et qui t'a donné la permission ?
- Personne : c'est le champ de mon père, se défendit l'enfant
- Alors attend, on va t'aider, dit le lutin.
Et quatre cent lutins surgirent et mâchèrent tout le blé, en quelques instants. Quand le père vit cela, il rentra dans une violente colère, et se mit à frapper son fils, qu'il aimait pourtant beaucoup.
- Mais qu'est ce que tu fais, là, demanda le lutin qui une fois de plus, venait d'arriver.
- Je frappe mon fils, qui a mangé tout mon champ, répondit l'homme furieux.
- Alors attend, on va t'aider, dit le lutin d'un ton dur.
Et huit cent lutins surgirent, et frappèrent l'enfant, jusqu'à la mort. Alors, la mère arriva, et voyant cela, prit son enfant dans ses bras, et se mit à pleurer.
- Mais qu'est ce que tu fais là, lui demanda le lutin d'un air triste.
- Je pleure mon fils qui est mort, dit la mère en sanglotant.
- Alors attend, on va t'aider...
Mille six cent lutins surgirent alors de terre, et se mirent à verser toutes les larmes de leur corps, pleurant l'enfant avec sa mère. Les larmes, si nombreuses, devinrent fleuves, et elles emportèrent la mère et son enfant. Alors, le père resta seul, hébété devant son champ dévasté et sa famille emportée. Un insecte le piqua, et il se gratta pour chasser la démangeaison. Le lutin lui demanda alors :
- Mais qu'est ce que tu fais, là ?
- Je me gratte, parce qu'un insecte m'a piqué.
- Alors attend, on va t'aider, reprit le lutin.
Et trois mille deux cent lutins surgirent, et lui grattèrent la peau, puis la chair. Finalement, les lutins le grattèrent jusqu'à l'os...


par moira publié dans : once upon a time.... commentaires (2)    ajouter un commentaire
 
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